Affichage des articles dont le libellé est Metz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Metz. Afficher tous les articles

samedi 5 avril 2008

A Metz, la fin d'une époque

Par Emeric, le 16/03/2008

Hier dans les rues de Metz je n'ai entendu personne en parler, ni sur le marché, ni ailleurs. C'est pourtant un évènement historique, un mini séisme qui vient d'avoir lieu dans notre cité trimillénaire. Dominique Gros (PS) vient en effet d'être élu maire de Metz avec 48% des voix. Ce n'est même pas un score contestable. Il a quasiment la majorité absolue et 20 points de plus que le maire sortant Jean-Marie Rausch (DVD). Après 35 ans de mandat, celui-ci va donc - enfin - s'effacer.

Metz (Moselle)
On avait assisté la semaine dernière à un feuilleton tragi-comique entre la droite messine. Le MoDem s'était allié à la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann qui du coup avait perdu l'investiture UMP. Le maire sortant avait donc reçu avec indifférence cette investiture, signifiant assez ouvertement qu'il s'en contrefichait. C'est un echec cuisant pour le maire sortant qui a certes beaucoup fait pour Metz au cours de ses six mandats, mais qui ne semblait pas en mesure d'incarner pour les Messins l'avenir.

La gauche a donc ravi la mairie à la droite, pari inouï reussi pour la première fois depuis... 1848. Des militants avaient douté de la viabilité de cette liste, d'autres de sa capacité à gagner mais beaucoup y ont cru et c'est à eux qu'il faut donner raison ce soir. La mission semblait impossible, mais comme dans le film du même nom, le héros a réussi son pari. Dominique Gros est maire de Metz.

dimanche 27 janvier 2008

A Metz, Papy fait de la résistance

En 2001, Jean-Marie Rausch nous avait juré ses grands dieux que ce serait son dernier mandat, et bien finalement non, il se sent frais comme un gardon et se voit encore avec la santé d'un jeune cabri.

78 ans et toutes ses dents
Du haut de ses 78 ans, et après 36 ans comme Maire de Metz il fait plutôt office de statue indéboulonable. L'oeil méfiant, la lèvre lourdre, le Président de la Communauté d'Agglomération de Metz Métropole - ça tombe bien c'est lui aussi - n'est pas prêt de passer la main. Il a pourtant eu une carrière bien remplie, ayant exercé à peu près tous les mandats qu'un homme politique peut exercer sous la Vème République, sauf député peut-être, mais c'est qu'il a préféré le Sénat, on y reste plus longtemps car le mandat est de 9 ans (faut il y voir un signe?).

Place aux jeunes!
Jean-Marie Pelt, un de ses anciens adjoints déplore cet acharnement, alors qu'il pourrait "sortir par la grande porte". Selon lui, Jean-Marie Rausch aurait peur de laisser la place aux jeunes, craignant qu'on ne puisse pas faire aussi bien que lui. Il faut également reconnaitre que la majorité de ses opposants - Marie Jo Zimmerman (UMP) exceptée - ont été ses adjoints, ce qui ne fait pas non plus figure de nouveauté. Mais une fois de plus, Jean-Marie Rausch jure ses grands Dieux qu'on ne l'y reprendra plus et qu'il se retirera après la construction de Centre Pompidou. En 2009 donc? Ce serait plutôt en 2010, le temps qu'il prépare ses valises... Mais comme il aura 80 ans, ça prendra peut-être un peu de temps, parce que c'est long à faire une valise quand on est âgé.

Une équipe "rajeunie" d'après le maire
Metz est un peu lasse de son maire qui n'est pas mauvais dans le fond, mais qui rend la vie politique messine un peu terne. Cela explique sans doute les 53% d'absentions aux dernières élections - chiffre le plus élevé de France. La droite se demène donc pour ravir cette place si désirée de maire de Metz. Mais avec trois listes: l'UMP avec Marie Jo Zimmerman, le MoDem avec Nathalie Griesbeck et la liste du maire DVD sortant, cette division risque plutôt de faire le jeu de la gauche, unie autour de Dominique Gros (PS). Jean-Marie Rausch espère cependant convaincre ses électeurs avec "une équipe rajeunie" (mais pas lui) et des transfuges du PS.

vendredi 21 décembre 2007

Metz gardera t'elle son maire?

Alors qu'il est au pouvoir sans discontinuer depuis 1971, le maire (DVD) de Metz, Jean-Marie Rausch brigue un septième mandat. Le maire-candidat, âgé de 77 ans a "decidé de présenter candidature à la mairie de Metz avec une liste à majorité UMP mais où il y aura àgalement des socialistes et des membres de la société civile".

Le maire avait posé comme condition de sa candidature une "excellente santé". Il faut donc en déduire qu'il doit la juger excellente. Cette bonne forme est peut-être due aux sondages qui le donnent favori pour sa réélection. A noter cependant qu'en 2001, la ville de Metz avait connu le plus fort taux d'absention (53%) de France pour le scutin municipal. Est ce pour cette raison qu'a eu lieu le ravalement de facade de la mairie, pour donner un souffle de nouveauté?

Mais qui sont au juste les autres candidats? Il y a d'abord Marie-Jo Zimmermann qui a fait savoir sa candidature le 16 décembre 2007. Or cette dernière était la candidate UMP. Si le maire se représente, il est fort probable qu'il obtienne le soutient de l'UMP, sous conditions bien sûr. Marie-Jo Zimmermann avait cependant fait savoir qu'elle se présenterait avec ou sans investiture officielle. Son ambition est de "faire de Metz une ville européenne forte". Elle n'a d'ailleurs pas peur des contradictions puisque si elle souligne qu'elle "ne supporte plus de voir des directions régionales qui partent s'installer à Nancy", elle explique que "Nancy n'est pas une ville rivale, ces deux pôles feront de la Lorraine une région qui compte".

Nathalie Griesbeck a quand à elle annoncé sa candidature comme tête de liste du MoDem, le mouvement de François Bayrou. A gauche, Dominique Gros se présente sur une liste de rassemblement avec le PS, les Verts, le PC et les militants de MoDem "à sensibilité de gauche". Le Front national devrait également se présenter, ainsi qu'une liste d'extreme gauche et une liste de la société civile de Metz2008.com.

dimanche 16 décembre 2007

What a Metz !

Metz est belle, Metz est grande, Metz est magnifique. C'est surtout un plaisir de voir l'Hotel de Ville et l'Office du tourisme propres avec leur façades refaites. Bon, ne parlons pas de la cathédrale, que je n'ai jamais pu voir entièrement propre et c'est bien dommage. Je patiente depuis ma plus tendre enfance pour enfin voir la Tour de la Mutte nettoyée. Donc je déambulais calmement dans Metz, quand tout à coup de petits signes blancs sur le pavé tricentenaire ont attiré mon regard.

Metz avait dégagé ses places de stationnement de la place d'Armes dans les années 70 et voilà qu'elles reviennent? Qu'on les mette en face de la Cité administrative, je veux bien, c'est moche, mais polluer la vue sur le plus beau monument messin - la cathédrale - par un parking de voitures, c'est un comble! N'import quelle grande ville a compris l'interêt d'enlever les voitures à poximité de ces lieux touristiques. Mais pas Metz à priori, Metz qui fait marche arrière.

Qu'on ne me fasse pas croire que c'est parce que le secteur manque de places de parking, il y a deux grands parkings à proximité. Mais bon, peut être que je n'ai pas compris le cours de l'Histoire et peut être qu'on va bientôt mettre des voitures sur le parvis de Notre-Dame de Paris aussi.

lundi 11 juin 2007

Le Soleil se lève à l'Est


Le TGV qu'on nous promettait depuis 1981 est enfin arrivé. Les premiers changements sont palpables dès l'arrivée en gare de Metz. La gare a été renovée pour l'occasion et le Salon des Premières classes de 1908 qui avait été remplacé pour un temps par les guichets vient aceuille maintenant des boutiques. Même le Relay a été rénové pour l'occasion débouchant sur une vaste salle transformée en librairie. Les lustes sont toujours aussi impressionnants que les proportions de la salle. Il faut cependant regretter que les peintures representant les paysages mosellans aient été couvertes par de la peinture blanche.

Parti à 8h55 de Metz, en vitesse normale, il a est passé devant le "Café de la frontière" qui marque le passage en Meurthe-et-Moselle environ 20 minutes plus tard. Il s'est alors mis à accelerer brusquement après Pagny-sur-Moselle. Les gens se sont tus et tout bruit s'est alors arrêté dans le compartiment lorsque le train a pris de la vitesse. Un silence de mort regnait et Le TGV s'est élancé à 320 km/h. C'était impressionnant.

L'avantage du TGV-Est, c'est qu'il va vite, mais en contrepartie, il ne passe plus par les vertes colinnes de la Lorraine, mais sur des lignes droite au coeur d'un paysage d'une platitude desespérante. De plus, force est de constater que Christian Lacroix devrait se contenter de faire des articles de mode et non des sièges TGV, car même ceux des vieux corails étaient plus confortable. Mais arrivés à Paris-Est à 10h19, on se sent impressionné par le voyage!